«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme..."

  • Mise en ligne : 01/04/2019
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Audrey, catéchumène

Je m'appelle Audrey, je vais bientôt avoir 36 ans. Je vis avec Gérald, mon conjoint, et nous avons deux filles Gabrielle, qui aura 10 ans en Avril, et Charlie qui a 5 ans et demi. Nous vivons sur Ronchin. Je travaille dans une Mutuelle. Je suis référente et formatrice.

Ma maman est croyante mais pas pratiquante, mon papa Athée. Je n'ai pas été baptisée étant bébé, mon papa voulant nous laisser le choix à ma sœur et moi. Gérald est croyant, mais nous n'avons jamais discuté de cela ensemble, et n'avons pas baptisé nos filles, pour leur laisser le choix tout comme moi.

J'ai toujours aimé les lieux Saints, les Églises, les Chapelles, la visite des Monastères... Et depuis que je suis autonome dans mes déplacements, et à chaque événement marquant de ma vie je me rends dans les Églises.

Ces évènements marquants peuvent être des périodes difficiles, pour moi ou mes proches, des maladies, des évènements heureux ou malheureux et ça s'est accentué avec la naissance de Gabrielle. Gabrielle a un asthme sévère et de l’eczéma depuis petite. La maman de Gérald insistait souvent pour aller à Sainte Rita à Vendeville pour Gabrielle, puis pour moi. Elle aimait brûler un cierge, et me laissait me recueillir dans cette église, car elle savait que cela me faisait du bien, puis je me confiais, je confiais mes craintes, mes peurs, mes peines, et demandais de prendre grand soin de mes proches. J'aimais penser que je n'étais pas seule pour traverser les épreuves.

Puis peu à peu j'ai ressenti ce besoin de plus... qu'il me manquait quelque chose pour avancer pleinement dans la vie, quelque chose pour me guider, mais aussi ne plus plus ressentir cette solitude face à n’importe quel évènement. Pouvoir remercier quelqu'un. En discutant au mariage de ma sœur avec la famille de mon beau frère, j'ai su que l'on pouvait demander le baptême adulte. J'ai su dès ce soir-là que c'était ce qu'il me manquait dans ma vie pour être épanouie. Le Dimanche je rencontrais père Maurin, et assistais à ma première Messe.

J'ai depuis rencontré Anne Mathis mon accompagnatrice, l'Abbé Maurin de ma Paroisse, et ma nouvelle Famille lors des messes et différents événements et actions (aide aux migrants, repas, rencontres...) Depuis, je ne me sens plus seule. Littéralement. J'ai quelqu'un, en tout cas des paroles et des lectures pour me guider chaque jour, quelqu'un à qui me confier et à qui je peux ouvrir mon cœur lors de mes prières, un Père.

Je n'ai pas changé, j'ai toujours aimé aider les personnes, physiquement, moralement, toujours aimé être un soutien, aimé que les personnes sachent qu'elles peuvent compter sur moi dans ma vie professionnelle et personnelle. Et moi, j'ai maintenant quelqu'un qui sera toujours là pour moi.

Ce qui a changé dans ma vie depuis c'est surtout dans l'éducation de mes filles, ma façon de leur faire comprendre quelque chose, sur le rapport avec les autres, les conflits, les injustices, les moqueries... que le meilleur cadeau est le don de soi, et non pas de recevoir.

J'ai remarqué aussi un gros changement sur la gestion de la colère, le pardon. Je vis bien et mieux. Lorsque j'ai annoncé à mon papa que je demandais le baptême, il n'a pas eu l'air surpris et est heureux pour moi. Quant à ma mère, elle est très heureuse, et m'accompagne chaque fois qu'elle le peut (Entrée en L’Église, appel décisif, scrutin...)

Autour de moi, certaines personnes sont surprises. On me répond souvent qu'avec ma joie de vivre, mon humour, que cela ne me sert à rien. Je réponds alors qu'être Chrétien ce n'est pas s'arrêter de vivre, ce n'est pas rester sans sourire mais c'est être aimé et savoir donner de l'amour sans retenu.

Il peut y avoir certaines moqueries. Mais je retiens avant tout de merveilleuses rencontres grâce à Dieu.

Avoir demandé le baptême est pour moi une façon d'officialiser ma Croyance et mon Amour pour lui, même s'il fait partie de moi depuis longtemps. Je chemine depuis 1 an et demi, cela n'a fait qu’accroître ma foi, naître un Amour pour mon Dieu  encore plus grand, et je le découvre tous les jours.

Depuis petite, je dis souvent une phrase, et l'applique : Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. C'est d'ailleurs comme ça que je mène ma vie et éduque mes filles.

Mais depuis, j'ai découvert et lu l’Évangile, et c'est avec beaucoup d'émotion que je relis l’Évangile de Matthieu (22, 34-40) Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. «Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements.»

Et mon plus grand souhait serait que les  Chrétiens gardent en tête et dans leur cœur cette pensée. Avec ce passage, tout l'Amour que Dieu nous porte, tous nos agissements sont résumés. Tout est à mon sens ici rassemblé, dicté, et peut influencer tous nos actes et nos pensées, comme l'amour du prochain c'est aimer Dieu, aider quelqu'un c'est donner à Dieu. Que chacun accueille la lecture de la Parole comme un cadeau, et que l'amour de Dieu lui donne la force de l'appliquer chaque jour.

Audrey